C’est un passionnant Débat Varenne qui s’est déroulé le 6 décembre au siège du MCC : les quatre auteurs , interviewés par des membres du MCC, ont martelé que "oui, on peut mettre l’Homme au centre de l’entreprise" ; "oui, on peut gagner sa vie sans perdre son âme" ; "oui la Parole de Dieu est communicante" !
Certes, cela implique de chacun une prise de risque, des habitudes à changer, oser ramer à contre courant, avoir de l’audace… mais ce n’est pas impossible surtout si on s’appuie sur Dieu car "rien n’est impossible à Dieu" (Lc 1, 37).
De ce point de vue, les auteurs ont placé la barre très haute : quelques idées évoquées : prendre le risque de se montrer généreux, rendre le bien pour le mal, s’élever contre la corruption, briser la loi du silence, "carburer à l’amour" pour parler de ce qui unit les personnes dans une entreprise (JP Lannegrace) ; se risquer à développer des valeurs fortes, voir dans le collègue un champion potentiel à mettre en valeur, repenser sa relation à l’argent, prendre sa foi comme cheval de bataille (A Setton) ; prendre le risque du management participatif plutôt que la terreur, s’appuyer sur les principes de l’Evangile pour manager les hommes, oser, avoir de l’audace (J Sola).
Des clés pour oser risquer Tout ceci est très noble, mais comment y arriver concrètement car nous sommes parfois plus en présence de "requins" que d’anges ?! A ceci, les intervenants proposent : être soi-même, être à l’écoute de Dieu, rester souple et s’adapter aux changements, savoir lâcher et même renoncer (J Sola) ; réagir à "ça ne peut plus durer, il faut que ça change", analyser nos marges de manœuvre, opérer une démarche de conversion (P Vincienne) ; être plus clair en soi, valoriser et encourager les autres, être cohérent et non en "co-errance", se poser la question "à la fin de mon existence, qu’est ce que j’aimerais qu’on dise de moi ?" (A Setton).
Les auteurs ont insisté sur le fait que "nous sommes dans ce monde mais pas de ce monde" (Jn 17, 14-18) : d’où la nécessité d’être en adéquation intérieure et ancré dans le Christ, de garder le cap de nos convictions envers et contre tout.
En fil rouge, on sentait bien la nécessité d’une remise en cause de nos comportements, en lien avec l’Evangile, un décentrement de soi pour aller vers l’autre, avec humilité et amour. Je suis doux et humble de cœur, lent à la colère et plein d’amour (Mt 11, 29) : en ce temps de Noël, suivons la Parole de Dieu au risque de … gagner son âme !
Compte-rendu à lire dans Responsables n°380