Pour nous aider dans cette réflexion Frédéric BAULE, responsable d’activités de trading d’un grand groupe pétrolier et co-auteur de "20 propositions pour réformer le capitalisme" nous a partagé son expérience de ces questions et interpellé pour inventer le MCC demain en Alsace Franche-Comté Nord.
Face au désenchantement ambiant défrichons des chemins d’avenir et des champs d’action possibles :
— esquisse de solutions et réponses réalistes à la crise économique.
— vie au travail et vie spirituelle,
— s’enraciner dans une communauté pour échanger et s’encourager.

Économie, Travail et MCC : un nouveau souffle !
Comment trouver un nouveau souffle, aussi bien à titre personnel, que collectivement - en tant que Mouvement d’Église - quand tout, autour de nous, semble se fissurer ? Panne de la croissance économique, frilosité des banques, implosion de la Grèce, perte de compétitivité, chômage de plus en plus proche, montée du populisme en Europe ... tous ces messages qui nous parviennent ont un effet anxiogène. Plus rien pour nous faire rêver et oublier le temps qui passe ! On n’y peut rien semble-t-il : c’est la crise, n’est-ce pas ?
Or, malgré cela, le journal Les Échos daté du 14 février 2012, faisait état d’un sondage selon lequel près de 75% des actifs se disent satisfaits de leur travail et 57% s’y épanouissent1 ; en particulier, parce que pour 79% des sondés, leur travail "fait sens". Pourquoi, dès lors, ne serait-il pas possible - comme nous y invitent les organisateurs de cette journée - de dépasser le désenchantement collectif ambiant ?
C’est cette voie que je voudrais avec vous explorer en 3 temps :
Tout d’abord, à partir de ce que l’on peut comprendre de ’la crise’, dans ses fondements, ses développements
et ses conséquences, mettre un état de faits en exergue : nous sommes acteurs
de cette crise ; elle est notre ; nous pouvons donc la traverser ; construire à partir de ce qu’elle
provoque, en partant des capabilités de chacun, en particulier en milieu professionnel ;
Être acteur de sa vie est une entreprise qui mobilise toutes nos ressources et conduit à nous enraciner
spirituellement. Nous essaierons donc, dans un deuxième temps, de mettre en lumière
quelques jalons sur cette route, qui renvoient à l’emprise que le visage du Christ a sur chacun
de nous.
Enfin, prenant acte que nous en sommes pas seuls mais convoqués à nous assembler, nous
nous interrogerons sur certaines questions que pose la volonté d’inscrire, dans la durée, - de
façon institutionnelle - cette expérience de l’ecclesia que notre présence ici, aujourd’hui, -
ailleurs, en équipe ou en congrès - nous donne de partager.