L’environnement professionnel chaotique et souvent violent, le manque de repères fiables aussi bien que l’offre très accessible de diverses spiritualités ou philosophies, invite à chercher des accompagnateurs solides dans leur foi, doués de jugement, formés et exercés au discernement.
Etre habité par l’Esprit
Malgré la diminution des effectifs et l’accroissement de leur charge pastorale, des prêtres, des religieux et religieuses, continuent d’être intéressés par l’accompagnement au MCC. C’est indispensable à la vitalité apostolique de ce Mouvement d’Eglise. Les accompagnateurs, laïcs ou non, ont une compétence reconnue dans tel domaine des sciences techniques, humaines ou religieuses. Mais c’est d’abord, grâce à la solidité de leur foi en Jésus-Christ, qu’ils aident les équipes à repérer les appels de l’Esprit et à y répondre. Qu’est-ce qui dynamise, donne la foi, transmet l’amour, crée du lien ? Qu’est-ce qui est signe d’un Royaume de Dieu déjà là ? A l’inverse, qu’est-ce qui engendre la dispersion, le fatalisme, le découragement, l’agitation stérile ? Dans nos situations de responsabilité, où sont les appels à travailler pour un Royaume de Dieu qui n’est pas encore là ? La démarche du MCC « Chemin d’Emmaüs » est alors précieuse pour exercer ce discernement.
Aimer le monde, à la manière de Jésus-Christ
Accompagner une équipe implique d’aimer le monde et les hommes, d’avoir plaisir à la diversité des points de vue et des sentiments. Ce goût de vivre et de s’engager, au nom de sa foi en un Dieu qui s’est fait homme, est essentiel pour sortir de la morosité et de l’enfermement où peuvent nous confiner un activisme dispersant et la seule production de biens et de services. Il s’acquiert dans la prière, le retour sur sa vie et la remise qu’on en fait à Dieu pour y trouver les traces de sa présence.
Et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps (Mt 28,20).
Si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si au contraire je pars, je vous l’enverrai »(Jn 16,7). Ces deux versets nous donnent une confiance et une liberté pour dépasser des situations de mort et inventer des chemins d’humanité.
Il en va de l’avenir de la foi chrétienne et du sens de l’Eglise dans le monde : loin d’être un havre de vérité et de salut dans un monde mauvais, l’Eglise est plutôt cette part d’humanité croyante qui chemine avec lui, en son sein, comme Jésus en Galilée. Elle s’appuie sur sa tradition scripturaire, sacramentelle, institutionnelle pour chercher ce qui est bon pour l’homme et le monde (dans le domaine du travail en particulier, pour ce qui concerne le MCC). Elle révèle ainsi la bonne nouvelle du Ressuscité.
Donner le goût du mouvement Accompagner, c’est aussi donner envie de réfléchir ensemble aux questions soulevées par nos responsabilités, alors même que les soucis, les déceptions ou les peurs nous séparent les uns des autres.
C’est pourquoi « faire mouvement » ensemble suppose de « faire mouvement » intérieurement, de chercher à s’unifier personnellement. C’est tout le profit humain et spirituel de la vie en équipe. La vie du Mouvement (au niveau du secteur, de la région, du bureau national) mobilise intérieurement. Cette mise en mouvement personnelle nourrit le Mouvement plus largement. La vitalité de la foi et celle de l’Eglise en sont bénéficiaires. S’en tenir à un seul aspect réduit la vie de l’Esprit, au plan personnel comme au plan ecclésial. Les accompagnateurs doivent être attentifs à cet aspect communautaire de la vie du Mouvement.
Tout cela ne relève pas uniquement du charisme, ni même de l’expérience personnelle. L’accompagnement d’équipes s’adresse à des personnes formées, en particulier sur le plan spirituel. Elles doivent savoir écouter - cela s’apprend aujourd’hui – mais aussi entendre les joies, les questions et les appels qui traversent et lient l’équipe, pour la relancer dans sa motivation et sa foi.
Colmar
Paris
Chevilly Larue (Val de Marne)
Timadeuc (Morbihan)
La Baume (Aix en Provence)
Versailles