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Peut-on rire de tout ?

L’actualité récente nous invite à réfléchir au rôle de l’humour, à sa place dans notre vie relationnelle, professionnelle et spirituelle. Dans l’Ancien Testament, il y a deux mots bien distincts pour désigner le rire : sâhaq, un rire « joyeux, positif » et lâaq, un rire moqueur, souvent méchant…

- 1er temps : Le rire dans mon quotidien : rire des autres et rire de soi, rire avec les autres
Il y a des situations que je trouve comiques au travail, entre amis ou en famille, dans la rue. Comment je réagis ? Que dit ma réaction sur moi-même ? Est-ce que je me retiens de rire par peur de blesser ? La rire des autres m’est-il parfois douloureux ? Est-ce que j’accepte que l’on rie de moi ? Est-ce que je ris volontiers ?

- 2ème temps : Liberté d’expression : le nécessaire discernement
Le rire est-il toujours constructif ? M’arrive-t-il de trouver l’humour déplacé ? Dans quelles circonstances ? Comment les caricatures de Charlie Hebdo m’interpellent-elles ? Quelles sont les limites de la liberté d’expression ? Sur quels repères puis-je m’appuyer pour savoir quand le rire est approprié, jusqu’où il est possible d’aller ?

- 3ème temps : La place du rire dans la vie spirituelle
Le rire a-t-il sa place dans ma vie spirituelle ? L’humour dans les textes bibliques me rejoint-il ? Dieu se moque-t-il de moi parfois ?

Comme lecture, nous proposons un extrait d’une tribune intitulée « Du « droit au blasphème » au « droit au débat » écrite à l’issue d’une conférence à trois voix (rabbin, imam et prêtre) intitulée « Au nom de Dieu ? », et organisée le 12 janvier 2015 à Marseille par l’association Chemins de Dialogue, association de soutien à l’Institut catholique de la Méditerranée (ICM) : « L’humour véritable nous dit que tout peut être critiqué, questionné, interrogé, à commencer par soi-même. Mais rien ne peut être insulté. Le principe d’une vraie liberté d’expression, c’est l’esprit critique, pas l’invective ou l’irrespect : sinon, aucune vie en société ne sera possible. Alors, à ce prétendu « droit au blasphème », nous préférons un « droit au débat ». Car nous avons le droit d’exercer notre intelligence : c’est même un devoir. Et c’est cela qui crée le débat. Le débat interroge, il ne diffame pas. Il questionne, il ne calomnie pas. Il peut parfois démasquer, il n’insulte pas… Les croyants qui savent à quel point leur Dieu est grand et combien il dépasse tout ce qu’ils peuvent en dire et en concevoir savent trouver en lui la première source d’humour… »

Équipe JP L’impromptu

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