René Valette a été président du CCFD-Terre Solidaire, inutile de préciser alors qu’il a suivi de très près les progrès et les conséquences de la mondialisation qui touche plus de secteurs que nous n’en avons conscience.


Les mutations actuelles sont globales dans la mesure où elles affectent la presque totalité de nos vies et des habitants de notre planète par l”extension et l’intensification des échanges internationaux de produits, de services et de capitaux, mais aussi de personnes. Les produits culturels, les informations, les idées, les modes et même les valeurs s’échangent et s’uniformisent. Il en est de même pour les produits « criminels » (armes, stupéfiants, prostitution, virus des ordinateurs), la pollution, les médicaments contrefaits. La mondialisation de l’indifférence, dénoncée avec éclat par le Pape François, est aussi un fait… L’internationalisation est irréversible, seuls quelques pays essaient de s’y soustraire.

Une société grandit quand elle a le souci des plus fragiles et sait prendre les décisions qui aident les plus faibles à progresser. Quand elle favorise la rencontre avec celui qui nous est si différent, cherche à améliorer la nutrition et l’accès à l’eau, notamment par la réforme agraire et l’arrêt de l’accaparement des terres, l’accès au financement, aux semences et aux intrants, etc.

Face à cette multitude de problèmes, les ONG les plus importantes ont compris qu’en plus de l’aide, il leur devient indispensable de se lancer dans le plaidoyer pour changer certaines règles, et ça marche, leur influence est loin d’être marginale.

Un autre monde est-il en marche ? Soyons optimistes car des choses remarquables se vivent, au Nord comme au Sud, et nos actions peuvent avoir du poids si notre vie personnelle et quotidienne est cohérente avec les valeurs de nos engagements.

Bernard Chatelain

Plaidoyer pour une mondialisation solidaire

René Valette, Éditions de l’Atelier 2014, 144 pages – 13,50 €