VIE D’ÉQUIPE N°1
Elle vise à faire émerger des initiatives d’avenir, signe d’espérance en germe, en rupture par rapport aux pratiques habituelles.
1. Les urgences
Arrêtons-nous un instant sur le monde dans lequel nous évoluons.
Qu’est-ce qui nous semble le plus dangereux, le plus critique ? Quels sont les domaines où il
faudrait changer nos comportements collectifs et individuels ? Qu’y a-t-il de plus urgent à faire
évoluer ? Plus particulièrement autour des questions liées à l’entreprise, à la « durabilité » (au
sens du développement durable) et au bien commun, à la solidarité et aux structures où se
prennent les décisions.
Chacun exprime sa propre vision en quelques mots lors du tour de table.
2. Mes engagements
Parmi les défis que nous avons identifiés ci-dessus, auquel suis-je le plus attentif ? Est-ce que je
m’engage personnellement pour faire avancer les choses ? Comment ? _ Quelles marges de
manoeuvre ai-je l’impression d’avoir ? Que me manque-t-il pour aller plus loin ?
3. A l’écoute de la parole
Lire le texte d’Ezekiel (18, 1-32)
Ce passage du livre d’Ezekiel que nous pouvons lire en équipe nous rappelle que la recherche de
la justice est une quête permanente, qui nécessite d’ouvrir les yeux, pour ne pas « imiter les
méchants »
01 La parole du Seigneur me fut adressée :
02 « Qu’avez-vous donc, dans le pays d’Israël, à répéter ce proverbe : ’Ce sont les pères qui
ont mangé du raisin vert, ce sont les fils qui ont les dents agacées’ ?
03 Aussi vrai que je suis vivant - déclare le Seigneur Dieu - vous n’aurez plus à répéter ce
proverbe en Israël.
04 En effet, toutes les vies m’appartiennent, la vie du père aussi bien que celle du fils, elles
m’appartiennent. Celui qui a péché, c’est lui qui mourra.
05 L’homme qui est juste, qui observe le droit et la justice,
06 qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lève pas les yeux vers les idoles de la
maison d’Israël, ne déshonore pas la femme de son prochain, ne s’approche pas d’une femme
quand elle est impure ;
07 l’homme qui n’opprime personne, qui restitue ce qu’on lui a laissé en gage, ne commet pas
de fraude, donne son pain à celui qui a faim et un vêtement à celui qui est nu ;
08 l’homme qui ne prête pas avec usure, ne réclame pas d’intérêts, détourne sa main du mal,
qui tranche équitablement entre deux adversaires,
09 suit mes lois et mes préceptes pour se conduire avec droiture : un tel homme est vraiment
juste, il vivra, déclare le Seigneur.
10 Mais si cet homme a un fils violent et sanguinaire, coupable d’une de ces fautes,
20 Celui qui a péché, c’est lui qui mourra ! Le fils ne portera pas la faute de son père, ni le
père, la faute de son fils : la justice sera la part du juste, la méchanceté, celle du méchant.
21 Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes
commandements, s’il pratique le droit et la justice, il ne mourra pas, il vivra.
22 On ne se souviendra pas des péchés qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a
pratiquée.
23 Est-ce donc la mort du méchant que je désire, déclare le Seigneur, n’est-ce pas plutôt qu’il
se détourne de sa conduite et qu’il vive ?
24 Mais, si le juste se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations
des méchants, est-ce qu’il vivra ? On ne se souviendra plus de toute la justice qu’il avait
pratiquée : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra !
25 Et pourtant vous dites : ’La conduite du Seigneur est étrange.’ Écoutez donc, fils d’Israël :
est-ce ma conduite qui est étrange ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
26 Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c’est à cause de sa
perversité qu’il mourra.
27 Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il
sauvera sa vie.
28 Parce qu’il a ouvert les yeux, parce qu’il s’est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il
vivra.
29 Et pourtant la maison d’Israël répète : ’La conduite du Seigneur est étrange.’ Est-ce ma
conduite qui est étrange, maison d’Israël ? N’est-ce pas votre conduite qui est étrange ?
30 C’est pourquoi - déclare le Seigneur - je vous jugerai chacun selon votre conduite, maison
d’Israël. Revenez à moi, détournez-vous de vos péchés, et vous ne risquerez plus de tomber
dans le mal.
31 Rejetez tous vos péchés, faites-vous un coeur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi
vouloir mourir, maison d’Israël ?
32 Je ne prends plaisir à la mort de personne, déclare le Seigneur : convertissez-vous et
vivez. »
4. Des initiatives d’avenir
Dans les engagements que nous avons partagés ensemble, lequel me semble vraiment en
rupture par rapport aux pratiques habituelles ?
Au-delà de l’équipe et des engagements de ses membres, y a-t-il des initiatives qui m’ont
interpelé, dont je me sens proche, que je souhaiterai rejoindre peut-être ?
En préparation de Lyon 2011, quelles expériences concrètes innovantes, décalées, en rupture par
rapport aux pratiques les plus courantes, qui soient des signes d’espérance et qui donnent des
idées pour l’action pourrions-nous faire remonter à notre responsable de région ?
Elle vous propose de réfléchir autour de cet enjeu porté par notre congrès : apprendre à vivre la rupture dans nos modes de vie actuels pour inventer un avenir commun, partagé.
En premier lieu, prendre un temps de réflexion autour des questions suivantes :
— A quoi est-ce que j’associe le mot rupture ? Quels sentiments suggère-t-il en moi ? Positif ? Négatif ? Peur ? Enthousiasme ? Brutale ? Préparée ? Imposée ? Choisie ?
— Habituellement, qu’est-ce qui me fait changer, rompre avec mes habitudes ?
— Quelles sont mes résistances et les résistances autour de moi ?
Partager à partir d’expériences concrètes de ruptures vécues sur le plan professionnel ou personnel.
pour télécharger le texte du Père Christian Dioré, aumônier dans les Yvelines « Rupture et glaive ». Vous pouvez réagir sur ce texte.
Poursuivre votre réflexion en répondant aux questions suivantes.
— Qu’est-ce qui est : le plus urgent, le plus facile, le plus difficile à changer ? Avec quels critères exercer mon discernement ? Quelle place prend la Parole de Dieu dans ce cheminement ?
— Comment tenir dans les nouvelles directions que je me suis données ? Comment promouvoir ces idées ?
pour remonter le fruit de vos réflexions en particulier, vos réponses aux questions : « Qu’est-ce qui est : le plus urgent, le plus facile, le plus difficile à changer ? Avec quels critères exercer mon discernement ? »
Cette troisième vie d’équipe vous invite à réfléchir sur l’avenir commun : à quelles conditions est-il possible ? Comment le construire ?
1. Avenir Commun ?
Etienne Perrot écrit dans « Franc-parler en temps de crise », éditions Bayard-Christus p. 165 : « A ne voir que mon intérêt particulier, je ne perds pas simplement la conscience d’être citoyen, je transforme en désert le monde qui m’abrite, me laissant seul avec mes outils intellectuels, incapable de réaliser l’échange de parole qui fait la vie politique. »
Comment est-ce que je comprends « avenir commun » ?
Comment est-ce que je peux parvenir à dépasser mon intérêt particulier ? A l’inverse, qu’est-ce qu’il me semble difficile de partager ? Est-ce que je peux trouver des exemples concrets de décisions, de choix que j’ai fait dans un sens ou dans l’autre.
2. Inventer ?
Jean-Claude Guillebaud écrivait en 1999 dans La Refondation du monde : « La prochaine planète ne sera pas notre héritage, mais notre création. »
Pourtant, il y a des valeurs qui me semblent essentielles. Elles sont liées à mon histoire, à ma culture... Quelles sont celles qui me semblent essentielles et sur lesquelles je ne cèderai pas dans un dialogue avec d’autres cultures ?
Comment entrer en dialogue ? Avons-nous encore, dans nos entreprises, dans notre société, du temps pour ce dialogue avec d’autres et pour inventer ? Est-ce que je peux donner des exemples précis.
3. Lire le passage suivant de l’Evangile tiré de Luc 10,38-42
Alors qu’il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »
4. Se déposséder
Dans l’Evangile que nous venons de lire, Jésus invite Marthe à se déposséder de son souci de produire un service de qualité (accueillir le Christ : c’est une grande affaire !) pour s’asseoir et prendre le temps du dialogue et de l’écoute. Comme l’a rappelé Benoît XVI dans son livre « Jésus de Nazareth », s’opposer à la culture de l’avoir implique de cultiver une liberté intérieure, comme l’ont montré les grandes figures du renoncement que sont Antoine, le père des moines, St François d’Assise et les pauvres exemplaires de notre siècle
Et moi, de quoi faut-il que je me dépossède pour m’ouvrir à la rencontre de l’autre et en lui du Christ ? Comment est-ce que je crée des espaces pour nourrir ma vie intérieure, ne pas me laisser accaparer par l’agitation, mais au contraire être ouvert à ce que les autres veulent me dire ?
Rendez-vous le dimanche après-midi du congrès Lyon 2011 pour approfondir toutes ces questions !
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