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Agir ou subir : quelle attitude dans un monde qui change ?

Nous sommes confrontés à des flexibilités et des mobilités sans cesse plus importantes : pression de l’instantané, flux permanent d’informations, tâches simultanées, effacement de la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle …

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- 1er temps : constat
Quelles sont les situations que je subis dans mon environnement professionnel ? Mon emploi du temps est-il imposé par les réunions que l’on provoque dans mon agenda ? Ou au contraire, suis-je dans un environnement qui laisse insuffisamment de place au collectif et à la l’échange d’idées ?
Suis-je uniquement en connection avec les autres par mail ? ou bien d’autres modes de communication sont-ils possibles ?
Suis-je confronté à des changements organisationnels dans ma vie professionnelle ?

- 2ème temps : lecture – La semence qui croît
Évangile selon Saint Marc 4, 26-29
Et il disait : « Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté du grain en terre :
qu’il dorme et qu’il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment.
D’elle–même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, puis plein de blé dans l’épi.
Et quand le fruit s’y prête, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est à point. »

Quelle perception ai-je du contexte de la réalisation de mon activité professionnelle ?

- 3ème temps :
Puis-je agir dans le sens d’une vie économique plus respectueuse de l’homme ?
Comment discerner ? (lecture possible : Extrait d’« Amour et Économie » de Jean Moussé, sj
Pour lire le texte dans son intégralité

Avec le Christ quelle humanité promouvoir ?


Un texte pour rechercher l’agissement responsable
Extrait d’« Amour et Économie » de Jean Moussé, sj

(…)
Celui qui aime gratuitement doit se livrer à l’analyse des situations dont il porte une part de responsabilité, à partir des fonctions qui sont les siennes, des moyens dont il dispose, des objectifs personnels et collectifs qui sont les siens, et enfin des contraintes qui lui sont imposées et des possibilités qui lui sont offertes. C’est une chose pour le patron et une autre pour le délégué syndical, une chose pour le fabriquant et une autre pour le commerçant, une autre pour le célibataire et une autre pour le père ou la mère de famille.

Dans la mesure où il est libéré de lui-même, de ses intérêts, de ses peurs, de sa routine, il peut le faire avec le maximum d’une objectivité jamais parfaitement atteinte. Il doit constamment évaluer le jeu des forces dans lesquelles il se trouve engagé, qui lui échappent en majeure partie, qui évoluent en permanence et dont surgit parfois l’imprévisible. Si modestes que soient la plupart du temps ses résultats (un chef de petite entreprise ne peut guère freiner l’inflation ou infléchir le cours du dollar), il tranche, exclut, choisit, sans rancune et sans calcul égoïstes, personnels ou corporatistes. Il ne peut pas tout faire pour autant et souvent très peu de choses. Le mieux qu’il vise reste loin du parfait dont le désir l’éclaire, puisqu’il ne peut esquiver les contraintes d’une société pleine d’individus et de groupes imparfaits. Mais ce qu’il peut, il le fait au profit d’un plus grand amour. (…)

La gratuité de l’amour demeure, mais elle doit entrer dans les jeux de l’économie sans s’y laisser piéger. Cela signifie concrètement prendre des risques, admettre les mises en question, ramer à contre-courant. On dit parfois que notre époque a beaucoup à faire dans ce domaine, mais ce travail est et sera de toutes les époques, aussi longtemps que les hommes auront leurs défauts… L’ambition est vaste !

Pour retrouver le texte de Jean Moussé dans son intégralité

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