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Conférence : la responsabilité sociale des multinationales

Conférence : la responsabilité sociale des multinationales


- Réfléchir à la responsabilité sociale des entreprises à l’international
- Echanger sur les conséquences dans son travail
- Partager avec d’autres qui travaillent aussi à l’international…

Avec Cécile RENOUARD, Religieuse de l’Assomption
Enseignante en éthique sociale au Centre Sèvres et à l’école des Mines de Paris, Auteur de « La Responsabilité éthique des multinationales »

- Echange et partage
Lors d’une première soirée consacrée à l’international était ressortie fortement une attente des participants pour pouvoir échanger sur leurs pratiques et leur vécu de l’international. Expérience qu’ils partagent difficilement dans une équipe MCC quand les autres membres ne sont pas du tout confrontés à cette réalité. La soirée du 11 juin 2008 répondait donc à ce besoin : échanger entre « praticiens » de l’international autour de trois témoins ayant vécu une expatriation : René-Philippe Tanchou, Pierre Béligné et Marie-Laure Renault.

L’atmosphère conviviale a permis à plusieurs participants de témoigner de leur propre histoire en plus des trois intervenants. L’objectif de partage sur des réalités communes a donc été atteint.

- L’international – un enrichissement personnel
Tous les intervenants ont souligné l’apport d’une expérience d’expatriation pour s’ouvrir au monde, au différent, avoir un raisonnement confrontant des points de vue différents de ceux en France. Cet enrichissement est valable tant pour les cadres dans leur vie professionnelle et privée que pour leur famille, les enfants en particulier.

- La question de l’intégration
Pour autant, tout n’est pas toujours simple. Si vivre dans un pays de l’Union européenne est finalement assez aisé, les choses peuvent rapidement déraper lorsqu’on a un vrai souci (une hospitalisation en urgence, par exemple) : on se rend compte alors qu’on ne connaît pas les codes du pays, que la langue n’est pas si maîtrisée que ça, qu’on est bien seul si un ami ou collègue de confiance ne vient pas expliquer des notions évidentes pour les locaux.

La langue est bien sûr primordiale. Mieux on la parle, plus il est facile de s’intégrer. Et les nationaux apprécient l’effort fait pour apprendre leur langue. Ainsi les Flamands en Belgique sont très heureux qu’un Français apprenne le flamand, même s’il le parle mal.

Mais cette intégration peut être très difficile dans des pays aux cultures très éloignées de la nôtre, à la langue difficile, où le niveau de vie est très décalé par rapport à celui d’un expatrié et où la population peut parfois être hostile (au Nigeria, par exemple).

Le fait d’adopter le mode de vie de la population, même très en deçà d’un niveau de vie européen permet parfois une vraie intégration. Une expérience de ce type en Russie a conduit une expatriée à vivre complètement comme des Russes, loin des expatriés européens regroupés entre eux. Se pose alors parfois la question de rester sur place ou de revenir dans une France qui est devenue lointaine en esprit.

- La vie familiale
Vivre sur place avec sa famille implique que tous ses membres, y compris les enfants, s’adaptent. Ce n’est pas toujours facile. L’éloignement de parents âgés peut aussi être douloureusement vécu. En revanche, certains ont du parfois partir sans leur conjoint. Toute tranche de vie qui n’est pas vécue au coté de son conjoint n’est pas rattrapée. Ce sont deux vies parallèles qui doivent se recroiser lors des retrouvailles. Avec des « trous » dans l’histoire commune.

- Amis expatriés or not expatriés ?
La plupart des personnes ayant vécu à l’étranger ont souligné la convivialité qu’apporte la fréquentation d’autres expatriés français, ou moins souvent d’autres occidentaux. Leur présence peut être un réel soutien, surtout pour les célibataires et les femmes travaillant dans un monde où leur présence ne va pas de soi. De réelles amitiés peuvent se nouer.

Pour autant, ne côtoyer que des expatriés peut être vécu comme un enfermement et un manque d’ouverture à la culture du pays. Un impatrié allemand a souligné le manque d’ouverture aux autres européens des Français, en France ou dans des communautés d’expatriés. Il n’en reste pas moins qu’avoir des amis locaux est une chance mais demande davantage d’implication et d’effort pour nouer des liens. C’est l’expatrié qui doit aller vers l’autre s’il veut sortir de son cercle.

- Et Dieu dans tout ça ?
L’expatriation peut être une épreuve de la foi car l’expatrié travaille beaucoup et perd ses repères communautaires ou ecclésiaux. Tous les participants ont souligné la difficulté de prier dans une autre langue, de participer à l’Eucharistie ou de rejoindre des groupes de cultures très différentes, même en Europe. Parfois, la foi est réduite à sa plus simple expression car aucune manifestation de présence chrétienne n’est possible (Péninsule arabique, Chine). L’expatrié n’a donc que son intériorité pour nourrir sa spiritualité.

La présence d’une paroisse francophone, de groupes de réflexion de type MCC, avec des Français et/ou des locaux francophones (un groupe de partage de femmes occidentales et égyptiennes au Caire, par exemple) sont donc des aides précieuses.

 


Journée Alsace Franche-Comté Nord
Samedi 18 février 15:00-22:00

Colmar

Réunion d’information pour Jeunes Professionnels
Jeudi 1er mars

Paris

La finance sert-elle encore l’économie ?
Lundi 5 mars 19:30-22:00
Session des aumôniers et accompagnateurs
Du 19 au 22 mars

Chevilly Larue (Val de Marne)

Week-end JP Bretagne et Pays de Loire
Du 23 mars 19:30 au 25 mars 17:00

Timadeuc (Morbihan)

Université d’été 2012
Du 23 au 26 août

La Baume (Aix en Provence)

Session Quitter la vie professionnelle
Du 24 au 28 septembre

Versailles


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