Publications

Responsables
Lettres des régions
Lettre Internationale

Attention :

- Conserver les lignes de code ci-dessus si la liste est courte (3/4 lignes)
- ajouter les nouveaux titres avant le lien "tous les bulletins" ci-dessus

- si la liste s’allonge et sort de la zone d’affichage, s’arranger pour que le lien ci-dessus vers l’article 74 (le présent article) arrive en dernier, et ajouter la suite de la liste sous les deux sauts de ligne.

- Seuls les 80 premiers caractères (environ) de ce texte peuvent s’afficher dans la zone prévue sur la gauche des pages.

- Important : les puces bleu s’ajoutent sur le site public si et seulement s’il y a un lien associé au texte. Remplacer au plus tôt le # de la lettre internationale par l’adresse de la page cible.

 Rejoindre le MCC
Accueil du site > Le site en Français > Régions > Centre Est > Vivre la confiance dans ses responsabilités

Compte-rendu

Vivre la confiance dans ses responsabilités

Vivre la confiance dans ses responsabilités
Confiance en Dieu,
Confiance en l’homme,
Confiance en soi
Mystérieuse confiance


Nous avons choisi d’intituler cette relecture « Mystérieuse confiance ». Nous avons bien conscience que le sujet n’est pas épuisé et que de nombreux autres aspects restent à découvrir.
La confiance concerne d’abord l’individu ; mais elle n’est rien si elle n’est pas nourrie par la vie spirituelle qui lui donne corps dans la relation avec l’autre.
La confiance est un rouage fragile, elle est un bien volatile a-t-on dit en introduction. Est-ce à dire que c’est un bien rare ? Les expériences et les échanges en ateliers ont montré qu’au contraire elle est au centre de la relation individuelle et qu’elle est féconde. Il n’est pas de relation sans confiance.
Cette synthèse s’organise autour des trois dimensions de la confiance : Confiance en soi, confiance en l’homme, confiance en Dieu

- D’abord la confiance en soi
Plusieurs aspects peuvent être relevés dans les échanges du samedi :

Le capital confiance : la livraison de la confiance ne passe pas à la même heure pour tous. Pour l’un ce sera les parents qui ont fait preuve de confiance aux heures des choix cruciaux, pour l’autre ce sera un père Jésuite qui a cru dans ses capacités et qui l’a porté à se dépasser, pour un autre encore la révélation sera plus tardive à l’occasion des accidents de la vie et notamment des périodes de chômage lorsque l’on se rend compte que les amis répondent toujours présents.
Etre confiant avec soi-même : faire confiance à la vie. On sait que la confiance en soi ne se décrète pas, que c’est un don, une grâce. Comment donner sa confiance si on n’a pas confiance en soi ?
Mais la confiance s’entretient sinon elle s’épuise. Un des leviers c’est la reconnaissance. On y reviendra tout à l’heure.
La confiance en soi c’est aussi la capacité à s’enthousiasmer qui est un mélange d’optimisme, de réalisme et de foi.
La chaine de la confiance : la confiance nous est donnée, il nous appartient à notre tour de la rendre et de la donner à notre tour, c’est la chaine vitale. « Va dans le pays que je t’ai désigné avons-nous entendu ».
C’est aussi la confiance restituée à l’autre pour qu’il trouve réponse en lui-même.
Il n’est pas de confiance sans prise de risque

On ne peut vivre sans un minimum de confiance : c’est le grand mystère de la vie, on se croit fort et on se rend compte que c’est à travers l’autre que la confiance prend réalité.

- La confiance en l’Homme
C’est ici la question de l’altérité qui a été abordée. La confiance est avant tout relation.
La confiance s’inscrit dans la responsabilité. Elle est aussi au centre de la liberté individuelle. La responsabilité se constitue dans une sorte de va-et-vient, dans un mouvement perpétuel ou si « je réponds de toi » c’est que toi aussi « tu réponds de moi ».
La relation interpersonnelle, la confiance suppose une part de bienveillance dans la relation : c’est ici que s’inscrit le contrat de confiance sans lequel toute relation à l’autre à l’autre est vouée à l’échec. Bien sûr, il ne s’agit pas ici d’une confiance béate, d’une confiance aveugle, d’une naïveté dans la relation. Faire confiance dans le milieu professionnel, ce n’est pas donner carte blanche. C’est aussi faire preuve de lucidité. C’est aussi réapprendre le respect, le respect de l’autre, le respect de la parole donnée même si pour des raisons légales ou procédurales un écrit est parfois nécessaire. Il y a des procédures, des règles, des gardes fous, attendus autant que nécessaires qui sécurisent les modalités de travail. Le chemin de la confiance passe par l’écoute, le dialogue, la vérité, la loyauté et la franchise. Si nos sociétés s’évertuent à masquer les fragilités, les faiblesses, le langage vrai est nécessaire pour progresser, c’est une certaine forme d’amour. Il est bon de prendre en compte les fragilités pour que le dialogue s’instaure et de mieux vivre dans ce chemin de vérité.
L’équipe MCC est un lieu d’apprentissage de la confiance et même si parfois, l’apprivoisement peut être long, souvenons-nous alors que l’avancée se fait à petit pas. Acceptons que l’autre soit le poil à gratter qui nous permet de nous remettre en question. L’autre nous permet de consolider nos ancrages, nos valeurs, nos croyances.
Le moteur qui va nous permettre d’entretenir la confiance c’est la reconnaissance. Reconnaissance de soi-même d’abord, c’est la confiance que l’on se donne à soi-même, c’est aussi la reconnaissance qu’on accorde à l’autre dans une véritable démarche de relation et de dialogue, et enfin, c’est la reconnaissance reçue de l’autre.

La confiance c’est accepter des chemins d’expression différents

Et c’est parier sur la réussite de l’autre en se mettant mutuellement dans les conditions du succès en ayant à l’esprit que les certitudes souvent verrouillent alors que les doutes font avancer.
Nous pouvons faire nôtre cette phrase entendue : « quoiqu’il arrive il dépend de nous d’en tirer du bien ».

- La confiance en Dieu
Les disciples d’Emmaüs qu’on a lu pendant la Célébration Eucharistique, le centurion romain, Pierre qui marche sur les eaux dans le film « les dessins de Rembrandt » qu’on a vu, nous invitent à la confiance.
On peut aussi citer Thomas qui dit « je ne croirai pas si je ne vois pas la marque des clous... et si je ne mets pas mains dans son coté. ».
Que voyons-nous ? C’est une oeuvre de reconnaissance. Thomas est fermé sur le voir comme condition du croire. Et Jésus lui propose de voir, de toucher. Alors cette confiance là l’ébranle, lui va droit au coeur et il dit « Mon Seigneur et mon Dieu » et il ne parle même plus alors de voir ni de toucher.
Reconnaître que l’Esprit est au travail dans le coeur de l’autre et le visite, c’est là l’enjeu de la rencontre ; c’est entamer un dialogue qui nous convertit tous les deux. Jésus ressuscité s’est employé à ouvrir les portes closes de l’intérieur vers l’extérieur et il nous invite à aller vers l’autre et à être ouvert à la reconnaissance de l’autre.
Le clair obscur de Rembrandt, devient révélation de la présence au coeur même de la ténèbre, au coeur de nos enfermements lorsque nous nous sommes tentés de ne plus croire et de ne plus faire confiance.
Chacun de nous, et Vincent (aumônier de prison) nous le rappelait hier soir en nous contant l’histoire de ce détenu condamné à 20 ans de prison, chacun de nous a de la valeur aux yeux de Dieu. Dieu nous dis tu as de la valeur à mes yeux.
Jésus parle à la Samaritaine car elle a du prix à ses yeux. Il nous invite à considérer l’autre dans un rapport de réciprocité et de vivre le risque de la confiance.
C’est une invitation à la rencontre, à parcourir un itinéraire qui n’est pas balisé, à nous laisser surprendre, à découvrir un chemin prometteur qui ne se dévoilent qu’en marchant.
N’ayons pas peur, soyons patients, cela peut prendre toute une vie ! Sur ce chemin, Jésus nous invite à vivre un espace de liberté pour permettre à la vie de tenir ses promesses. Nous savons bien qu’à la permanence de la confiance divine, se conjugue l’intermittence de notre foi.

En conclusion, cette attitude de confiance fondamentale, le magistère nous la rappelle dans le texte Dei Verbum (une des 4 constitutions conciliaires de Vatican II pour ceux qui l’auraient oublié !!) :

« Dieu qui est invisible, s’adresse aux hommes comme à des amis et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion ».

 


Journée Alsace Franche-Comté Nord
Samedi 18 février 15:00-22:00

Colmar

Réunion d’information pour Jeunes Professionnels
Jeudi 1er mars

Paris

La finance sert-elle encore l’économie ?
Lundi 5 mars 19:30-22:00
Session des aumôniers et accompagnateurs
Du 19 au 22 mars

Chevilly Larue (Val de Marne)

Week-end JP Bretagne et Pays de Loire
Du 23 mars 19:30 au 25 mars 17:00

Timadeuc (Morbihan)

Université d’été 2012
Du 23 au 26 août

La Baume (Aix en Provence)

Session Quitter la vie professionnelle
Du 24 au 28 septembre

Versailles


Accueil | Contact | Plan du site Suivre la vie du site RSS 2.0 | F.A.Q | Webmestre | Mentions légales | version française | English version | Deutsch