MOUVEMENT CHRÉTIEN DES CADRES ET DIRIGEANTS

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À Paris : "Appelés à contribuer aux décisions politiques ?"

Nous sommes confrontés dans nos milieux professionnels à des fragilités humaines à portées sociales. Avec la participation de Christian Mellon, jésuite, co-fondateur de l’association « La Politique, une bonne nouvelle », nous avons débattu sur les alternatives pour placer l’homme au centre des préoccupations et agir en vue du bien commun.

La soirée a débuté par le partage d’expérience professionnelle de 4 membres de l’équipe : l’accès de tous à la justice, le projet de loi sur l’euthanasie, l’engorgement des urgences, l’accompagnement des personnes âgées. Christian Mellon nous a ensuite invités à réfléchir sur la charité chrétienne, citant Pie XI : « La politique est le champ de la plus vaste charité ». La charité exige d’aller auprès de ceux que l’on ne rencontre pas. Ce que permet l’action politique, c’est la quête d’une société où plus de personnes connaissent moins de souffrances. La politique n’est pas la somme d’intérêts particuliers mais la recherche du Bien sur un ensemble large. Elle rend possible ce qui est souhaitable au plus grand nombre.

Faut-il attendre qu’une action politique recouvre toutes nos idées ? Cela est vain et reviendrait à ne rien faire. Notre responsabilité au nom de la charité est de s’engager, quel que soit le chemin. « Refuser l’engagement, c’est refuser la condition humaine », pour reprendre les mots d’Emmanuel Mounier. Œuvrer pour le Bien commun, c’est recourir aux institutions pour protéger la dignité humaine. L’engagement politique ne passe pas forcément par un parti. C’est tout engagement économique, social, administratif, culturel qui participe à réduire la pauvreté, les inégalités. L’important, c’est de peser un peu, quitte à s’allier avec des gens qui n’ont pas entièrement mes idées et d’accepter des objectifs intermédiaires.

En politique, les bons sentiments ne suffisent pas, cela suppose de connaître le monde et ses rapports de forces, d’accepter les compromis, de choisir ses priorités, d’apprendre à gérer les conflits sans violence.

Raphaëlle et Armelle pour l’Équipe Sed Contra du secteur Corinthe

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