Qui sommes-nous ?

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Qui sommes-nous ?2018-11-23T13:52:28+00:00

Présentation du MCC

Le MCC est un mouvement apostolique de laïcs reconnu par l’Eglise. Il s’adresse aux cadres et dirigeants engagés dans le monde économique, mais aussi à toute personne exerçant des responsabilités dans la société.  Il aide ses membres à vivre l’Évangile dans leur vie professionnelle.

Le MCC est ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans la Charte qui précise la mission et les orientations du mouvement.

Les membres se réunissent en équipe constituée d’une dizaine de personnes et d’un accompagnateur spirituel appelé par le mouvement.

  • Les équipiers échangent à partir de leur expérience et des situations vécues sur les questions auxquelles ils sont affrontés dans leurs lieux de responsabilités pour discerner et éclairer leurs choix. Ils se laissent interroger par les questions d’actualités.

Le MCC, organisé en régions et secteurs, permet aux équipiers de vivre des temps de rencontre inter-équipes et d’organiser des débats et journées d’étude sur les questions économiques et sociales ouverts à tous.

Les équipes pour Jeunes Professionnels sont vraiment une aide au moment de leur entrée dans la vie professionnelle et dans l’exercice de leurs premières responsabilités.

La revue Responsables, lien entre les équipes est publiée 4 fois par an. Elle nourrit la réflexion et la vie spirituelle des membres.

Le MCC est organisé en association loi 1901.

Quelle que soit la différence de leurs objectifs et de leurs méthodes, l’USIC et le MICIAC (voir l’historique du mouvement) ont toujours témoigné que l’action des chrétiens dans le monde devait être soutenue et éclairée par une vie spirituelle forte. Le mouvement a vocation d’aider ses membres à progresser ensemble dans la foi qui s’affermit par le soutien fraternel, et à vivre dans la familiarité du Christ pour coopérer à sa mission de salut du genre humain.

 

Une réflexion chrétienne sur les réalités économiques, même si elle part de l’analyse des situations vécues localement, ne peut s’y enfermer. L’activité de l’entreprise s’inscrit toujours dans la société qui a vocation d’assurer les régulations nécessaires pour sauvegarder le bien commun. Le jeu économique a besoin d’arbitrages qui relèvent de la responsabilité de la société politique. L’histoire du MCC montre que les devanciers de ce mouvement n’ont jamais pensé que les impératifs de la performance devaient faire oublier les exigences d’une solidarité à promouvoir dans l’ensemble du corps social.

 

L’USIC et le MICIAC ont toujours voulu être présence d’Église au cœur du monde. Expérimenter la présence du Christ dans leur vie, témoigner de la foi, se vit dans le dépouillement des certitudes. L’Esprit du Christ fait entendre sa voix dans la rumeur du monde à connaître et à aimer. L’Église va vers ce monde, dans le risque de la rencontre et du dialogue : elle n’est l’Église du Seigneur que si elle rejoint les « périphéries existentielles », pour s’exposer aux appels, aux angoisses, aux interrogations des hommes et des femmes de ce temps, ce à quoi chaque membre du MCC est appelé.

L’historique du mouvement

La première encyclique sociale « Rerum novarum » de Léon XIII paraît en 1891. L’Eglise a pris conscience des bouleversements apportés par l’industrialisation. Un nouveau champ d’apostolat s’ouvre.

  • 1892 – Création de l’UIC

 C’est ainsi qu’en 1891-92, un jeune jésuite Henri-Régis Pupey-Girard, fait un stage à l’Ecole de la rue des Postes (Sainte-Geneviève) qui prépare les étudiants aux concours d’entrée dans les écoles d’ingénieurs. Naît en lui l’idée de fonder pour les ingénieurs une association comparable à celles qui réunissaient déjà des jeunes ouvriers.

A ses élèves admis à Centrale, il propose une retraite à la Maison Manrèse. Au terme de trois jours de prière, il soumet le projet aux vingt-cinq retraitants : constituer une union dite « de prière et d’apostolat » pour soutenir leur action professionnelle et sociale. Elle prend le nom d’Union des Ingénieurs Catholiques » (UIC). Une charte est élaborée et approuvée par les retraitants qui deviennent les premiers adhérents de l’Union.

L’UIC adopte un statut d’association syndicale en 1902 pour des raisons pratiques de fonctionnement, ce qui lui sera utile au moment de la séparation de l’Église et de l’État. En 1906, elle prend le nom « d’Union Sociale d’Ingénieurs Catholiques » (USIC). Elle comprend deux types de membres : les « stagiaires », élèves ingénieurs en formation, et les ingénieurs entrés dans la vie active.

L’USIC a vocation d’aider ses membres à prendre conscience de la dimension sociale de l’activité économique, d’intéresser ses adhérents à « la question sociale », c’est-à-dire à tout ce qui humanise ou déshumanise l’homme dans l’entreprise. En tant que syndicat, elle défend les intérêts de la profession, travaille au dialogue avec le patronat, soutient ses membres. Regroupant près d’un cinquième des ingénieurs de son époque, elle obtiendra avec d’autres organisations la loi de 1934 sur la protection du titre d’ingénieur. Elle est aussi engagée dans une action militante dans les mouvements sociaux de 1936. Son rôle de syndicat perd progressivement sa raison d’être avec la création de la Confédération générale des cadres (CGC, 1945) à laquelle les dirigeants de l’USIC participent.

L’USIC propose à ses membres des thèmes de recherche à dominante sociale (l’autorité dans l’industrie, le chômage…) et une méthode d’analyse, pour juger les pratiques et leurs effets sur les personnes et élaborer des propositions appelées « doctrine de l’USIC » dans la ligne de la doctrine sociale de l’Église. Elle organise des journées d’étude. L’objectif est que « l’esprit chrétien pénètre peu à peu dans les milieux dont les membres de l’USIC ont la responsabilité ». La dimension sociale domine, tournée vers la justice et le progrès. Dans la fidélité à l’Église, l’USIC tient à parler sous sa propre responsabilité d’association de laïcs chrétiens.

 À partir de 1936, de l’intérieur de l’USIC, certains souhaitent prendre davantage en compte les situations vécues au travail – dans la mouvance de l’Action Catholique. En 1937 naît dans l’orbite de l’USIC un nouveau mouvement : le MICIAC (Mouvement des Ingénieurs et Chefs d’Industrie de l’Action Catholique) qui comprend deux branches, celle des cadres et celle des dirigeants. Pour le MICIAC il ne s’agit pas seulement de moraliser la société économique, il faut également la rechristianiser, agir en chrétien, plus qu’élaborer une doctrine sur les problèmes sociaux.

Avec le temps, l’engagement spirituel va prendre le pas. La vie en équipe devient le lieu privilégié où des hommes engagés dans le monde économique s’aident mutuellement à vivre leur foi dans l’exercice de leurs responsabilités dans une exigence forte de vie spirituelle et de conversion. Agissant dans leur vie professionnelle « selon l’Esprit de justice et de charité qui est l’Esprit du Christ lui-même », les membres du MICIAC « laisseront à Dieu le soin de faire fructifier ce témoignage ».

En 1965, le Mouvement des Cadres, Ingénieurs et Dirigeants Chrétiens, le MCC, naît de la fusion de l’USIC, et du MICIAC. Il en recueille les deux héritages qui se rejoignent sur de nombreux points. De l’USIC, il garde le goût de la réflexion que l’on retrouve dans le thème d’expression, les Congrès ou la revue Responsables. Du MICIAC, il conserve les réunions en équipe où sont partagées la foi, la prière, la vie professionnelle.

Le MCC a évolué avec l’arrivée des femmes dans les équipes et dans le monde de l’entreprise. Il a intégré des acteurs d’autres secteurs économiques du public ou du privé. La notion de cadre s’est aussi beaucoup diversifiée.

Dans les années quatre-vingts, le MCC a ouvert la porte à de nouvelles générations en mettant en réseau les Jeunes Professionnels (JP).

En 1998 il devient le “Mouvement Chrétien des Cadres et dirigeants”.

Ce qui se vit au MCC

Le MCC, pour prendre du recul.

Le MCC, pour donner du sens.

Le MCC pour être accompagné dans un discernement.

Le MCC pour unifier sa vie.

Les régions