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De la douceur envers soi-même

Ce texte de Saint François de Sales peut paraître désuet ! Et pourtant à y regarder de près, ne touche-t-il pas à quelque chose de notre vie moderne, y compris en entreprise dans la relation à la performance ?

« L’un des meilleurs usages que nous puissions faire de la douceur, c’est de l’appliquer à nous-mêmes, en ne dépitant jamais contre nous ni contre nos imperfections. Certes il est normal, lorsque nous commettons quelque faute, d’en être mécontent. Il faut pourtant nous garder de toute aigreur, de tout dépit, de toute colère. Il en est beaucoup qui, pour s’être énervés, s’énervent encore d’avoir été énervés, ont dû dépit d’en avoir eu, sont en colère de l’avoir été. Par là, ils tiennent leur cœur dans un mécontentement permanent (….). » (St François de Sales (1567-1622), Introduction à la vie dévote, partie III, chapitre 9).

- 1e temps
Dans nos entreprises professionnelles et personnelles accueillir nos limites et nos échecs,
nos performances qui ne sont pas toujours à la hauteur de notre idéal de réussite… Comment j’accueille mes limites et mes erreurs ?
Quels sentiments m’habitent quand une remarque m’a été faite, que je n’ai pas atteint les objectifs que je me suis donnés ou la performance qui était attendue de moi par ma hiérarchie ?
Et lorsque j’ai eu un comportement envers un collaborateur ou un être cher qui n’était pas en accord avec ce que je désire vivre, avec ma foi ?

- 2e temps
Avec humour François de Sales décrit une situation qui m’est peut-être familière, d’autant plus si j’ai le goût du travail bien fait : la colère que je cultive envers moi-même. Est-ce que je mesure les conséquences d’une telle attitude sur moi-même et mon entourage ?
Quels moyens humains m’aident à retrouver le goût d’entreprendre, à aller de l’avant pour sortir de cette « dépression » passagère ?
Qu’est-ce que mon expérience m’enseigne au fil du temps ? Je peux prendre un exemple concret à partager.

- 3e temps
Quels moyens spirituels m’aident à sortir d’un enfermement passager et de mes ruminations intérieures, tels que décrit par François de Sales ? Relecture de la journée, entretien avec quelqu’un, méditation de l’Écriture : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme ». En quoi cette parole du Christ (Mt 11,28-30) me touche-t-elle ?
Est-ce que la douceur que j’exerce envers moi-même modifie ma relation aux autres, la réception de leurs actes ?

Sœur Françoise Alexandre,
accompagnatrice JP Paris, membre du comité de rédaction

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