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Qui suis-je pour juger ?

Les occasions de juger autrui sont fréquentes, mais notre attitude est-elle toujours empreinte de la miséricorde qui convient ? Pour avancer et dénouer les situations, le discernement est nécessaire et nous pousse à identifier ce qui est bien pour le séparer de ce qui est mal. Notre jugement est sollicité. L’espace est étroit entre les jugements que nous devons poser pour décoder les situations et le jugement qui enferme l’autre. Comment identifier cet espace et appliquer cela dans les situations concrètes de nos vies ?

-  1er temps : L’Église condamne le péché mais pas le pécheur
C’est l’acte que je dois juger et non pas celui qui a porté l’acte. Dans l’univers professionnel, l’entretien annuel est une très bonne situation pour appliquer cela. Quand je mène l’entretien, suis-je bien soucieux d’évaluer ce qui a été fait et non pas mon collaborateur ? Suis-je clair dans mon expression à ce sujet, est-ce que je réfléchis aux termes que j’emploie pour bien faire comprendre la nuance ? Ai-je pris soin de redire la confiance que je garde dans la capacité de progrès de celui à qui s’applique l’entretien, comme le Christ le fait avec moi ?

- 2ème temps : Est-ce que je ne me laisse pas moi-même enfermer dans les appréciations d’autrui ?
Si autrui porte un jugement sur ce que j’ai fait ou produit, ai-je la clairvoyance d’accepter cette évaluation pour ce qu’elle est ? Est-ce que j’ai suffisamment de recul et d’humilité pour l’accepter et changer cela ? Ne vais-je pas préférer une attitude de « victimisation » qui me permettra d’échapper au regard juste pour me réfugier dans une complaisance facile en accusant l’autre de me juger ?

- 3ème temps : Pratiquer la « correction fraternelle »
Si les textes nous rappellent que nous ne pouvons juger autrui (« Ne jugez pas, afin de n’être pas jugés » (Mt 7,1)), ils nous invitent tout aussi clairement à alerter notre prochain qui s’égare, à l’aider à avancer sur le chemin de la sainteté : « Si je dis au méchant : ’Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang » (Ez 33,7-9). La correction fraternelle n’est pas une option mais une exigence pour notre salut. Est-ce que je pratique cette attitude, vis-à-vis de mon entourage ? Est-ce que je ne préfère pas faire des commérages dans le dos de celui qui se conduit mal ? Ai-je le courage d’aller à la rencontre de celui que je vois mal se comporter pour lui en parler ? Même quand il s’agit de mon management ? Ai-je également bien en tête qu’il s’agit seulement d’avertir le pécheur de sa mauvaise conduite et non pas d’être un redresseur de torts ?

Catherine C.

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