À la fin, c’est avec ses ennemis qu’on fait la paix…

////À la fin, c’est avec ses ennemis qu’on fait la paix…

Le conflit est présent autour de nous, depuis l’actualité politique internationale jusqu’à l’intimité de nos familles. Quelles pistes peut nous ouvrir notre foi chrétienne lorsque nous y sommes confrontés ? C’est sur le thème du conflit dans les relations que se sont retrouvées les équipes des Alpes-Maritimes pour leur journée de rentrée du samedi 4 octobre…


La rencontre, qui s’est déroulée au Centre Pastoral de Notre-Dame de la Sagesse à Sophia-Antipolis, s’est ouverte par trois témoignages :

— Bernard Lecat, directeur d’un établissement de santé, a évoqué les conflits rencontrés lors du rapprochement de deux institutions ayant une position hégémonique. Il a mis l’accent sur le respect entre les interlocuteurs.

— Laurence Gaillard, enseignante, a montré l’importance de recourir à des tiers pour trouver des solutions, à travers son récit de conflits hiérarchiques.

— Monseigneur Guy Terrancle, aumônier diocésain du MCC, à partir de son expérience de diplomate à l’ambassade de France près le Saint-Siège a affirmé que la négociation « sage et patiente » est la meilleure voie pour accéder à des compromis.

Quelques idées fortes issues de ces témoignages et du partage en équipes qui a suivi :

— il est important que chacun puisse exprimer sa vérité et entendre celle de l’autre

— s’il peut ébranler la foi de ceux qui le traversent, un conflit peut aussi avoir des effets positifs et faire naître des signes d’espérance

— faire des compromis sans compromission c’est écouter, arbitrer, chercher le bien commun, accepter concessions et renoncements

— il faut assumer ses responsabilités, tout en luttant contre l’intransigeance,

— respecter ses interlocuteurs est primordial car « à la fin c’est avec ses ennemis qu’on fait la paix ».

Sur le plan spirituel, l’accompagnateur diocésain, citant le pape François, a invité les participants à ne pas rester prisonniers des conflits, mais à accepter « de les supporter, de les résoudre et de les transformer en maillon d’un nouveau processus ». Être artisan de paix, c’est donner à chacun sa place, en reconnaissant ses capacités et sa valeur, même si on est en désaccord avec lui.

Tout un programme pour démarrer une nouvelle année !

Isabelle Vela

2014-10-23T17:14:47+00:00