La rencontre spirituelle d’automne de La Pierre-qui-Vire à l’étude de l’Epitre aux Hébreux

////La rencontre spirituelle d’automne de La Pierre-qui-Vire à l’étude de l’Epitre aux Hébreux

Comme chaque année, l’abbaye bénédictine de la Pierre qui Vire a accueilli fin Septembre 23 seniors du M.C.C. dans une des Rencontres Spirituelles d’Automne (R.S.A.). Cette abbaye dispose de vastes bâtiments modernes, dans un isolement exceptionnel (les transports en commun n’y passent pas, et les téléphones portables non plus), au cœur d’une magnifique forêt du Morvan. Un début d’automne quasi estival a permis aux retraitants d’en profiter dans leurs moments de détente.


Mais ils ont surtout suivi le rythme de la vie bénédictine : peu assidus certes aux matines, ils assistaient à la messe quotidienne et aux offices qui réunissent les moines au fil de la journée dans la prière et les chants. Beaucoup d’entre nous ont apprécié vivement ces temps d’oraison, que ne facilite guère notre vie séculière habituelle. Plusieurs contacts avec des Moines, et particulièrement avec le Frère “accompagnateur” ont permis aussi de mieux nous instruire sur la vie dans l’abbaye, son histoire, ses difficultés sa place dans l’Église, universelle, notamment ses relations avec les abbayes qu’elle a créées au Vietnam et en Côte d’Ivoire.

Nous avions aussi un thème d’étude, consacré cette année à l’Épitre aux Hébreux, qui a été décortiquée avec de nombreuses et bien utiles digressions au cours de six instructions de deux heures. Nous avons d’abord appris que ce texte fameux n’est pas de Saint Paul, que ce n’est pas une Épitre et qu’il n’était pas destiné qu’aux Hébreux ! Et plus utilement encore, qu’il faut dépasser notre vision occidentale et moderne pour lire la Bible dont les éléments sont des vestiges issus d’un monde de l’oralité, avec leurs répétitions, leurs contradictions apparentes, leurs multiples versions, mais imprégnés d’une réelle consonance. L’Épitre aux Hébreux est elle-même un peu complexe, et vise deux objectifs distincts, l’exposition et l’exhortation. Mais ces deux modes s’entremêlent au fil des chapitres et des versets !

Guidés par le frère accompagnateur, et en notant que le texte a été rédigé à peu près lors de la destruction si bouleversante du Temple de Jérusalem, nous avons réfléchi successivement sur les points traités, le passage de l’ancienne à la nouvelle alliance, la question du mal (la liberté de l’homme est-elle une erreur du Créateur ?), la foi, qui donne l’espérance, et la place du Christ, prêtre unique, d’un sacrifice unique éternellement renouvelé.

Il y avait donc matière à nombre de questions, d’éclaircissements puis d’échanges !
A noter que ceux-ci étaient facilités, voire enrichis, par une certaine homogénéité du groupe, comprenant majoritairement de vieux militants M.C.C., rompus aux dialogues de la vie d’équipe. Le tour de table, qui avait montré l’ancienneté de la plupart de ces seniors dans le Mouvement, avait dégagé aussi un éventail exemplaire de leurs engagements bénévoles, dans l’Église ou dans la cité ; Nous avons eu ainsi une nouvelle confirmation que la vie ne s’arrête pas après une carrière professionnelle, et que la fécondité sociale des anciens peut être édifiante !

Plusieurs participants envisageaient déjà la perspective de se retrouver l’année prochaine dans une nouvelle retraite spirituelle, mais attention, les demandes sont parfois plus nombreuses que les places disponibles !

Henri Flesselle

Retrouvez l’abbaye de la Pierre qui vire: ici|site de l’Abbaye de La Pierre qui Vire

2018-08-27T10:56:16+00:00