Transition énergétique : quel compromis éthique respectueux de l’homme ?

////Transition énergétique : quel compromis éthique respectueux de l’homme ?

A l’approche de la discussion du projet de loi cadre sur l’énergie courant 2014, le secteur MCC du Gard s’est saisi de la question et a organisé une soirée de réflexion sur les enjeux de la transition énergétique pour l’Église et les chrétiens, à Nîmes.


Christophe Poinssot, équipier MCC et responsable d’un département de recherche au CEA de Marcoule, a tenté de nous faire découvrir le meilleur compromis énergétique éthique respectueux de l’homme et des générations futures : celui qui prend en compte les recherches scientifiques en cours et avec le projet d’éviter tout conflit d’origine énergétique.

A l’échelle globale, la consommation d’énergie continue à augmenter car les pays en développement consomment de plus en plus. A l’échelle locale, il y a des possibilités d’améliorer les rendements de l’énergie employée et donc d’en faire baisser la consommation : par une lutte maîtrisée contre la déperdition de l’énergie, par une consommation plus sobre. Cela doit passer par l’éducation, enjeu pédagogique majeur.

Pour Christophe Poinssot, le prix de l’énergie doit en outre rester ACCESSIBLE à tous, tout en étant PRÉVISIBLE. Et pour limiter l’impact des énergies fossiles, il faut privilégier un mix énergétique, respectueux de la nature, dans lequel toutes les énergies auront leur place.

Éthicien, professeur de droit public et membre du Conseil diocésain de Solidarité, Pierre Chalvidan a, quant à lui, eu pour charge de situer les enjeux sous l’angle du citoyen du monde et du chrétien. Dans le débat énergétique, il y a une dimension individuelle, collective, environnementale. Ces trois dimensions se retrouvent chez l’être humain : la relation à soi, aux autres et à la nature. Les choix à faire doivent se faire à ces trois niveaux, tout en ayant un souci constant des relations humaines, des institutions et donc d’une bonne éthique institutionnelle. C’est l’accumulation des comportements vertueux qui donne des institutions vertueuses.
Citant Benoît XVI, il a conclu : il faut passer de l’anthropologie du « dû » à l’anthropologie du « don ».

HV, co-responsable du secteur du Gard

2014-01-07T18:12:49+00:00