« Dieu n’appelle pas des gens capables, il rend capables les personnes qu’il appelle ». Attribuée au Père Guy Gilbert, la formule est volontiers reprise à leur compte par Caroline et Jean Rousse, tant elle s’avère « bien adaptée à ce que nous avons vécu et compris de l’engagement au MCC ».


Installé à Nancy depuis 2005, après un tour de France qui l’a mené à Soissons, Rodez, Fréjus et Epinal, ce couple de quadras, parents de trois étudiants, a découvert le Mouvement cette même année. A l’époque, Caroline et Jean intègrent une équipe mais, au bout de quatre ans, ont le sentiment « d’avoir fait le tour de la question » et envisagent plutôt de s’investir dans leur paroisse… Fin de l’expérience MCC ? Non… à leur grande surprise. « Nous avons été sollicités pour devenir responsables du secteur ‘‘Lorraine Centre’’. L’idée nous a un peu décontenancés : nous n’avions jamais été responsables d’équipe auparavant » reconnaissent-ils en chœur. Qu’à cela ne tienne : les Rousse répondent positivement à l’appel. Et découvrent tout un pan du MCC qu’ils ignoraient : la vie du mouvement, « qui va bien au-delà de ce qui peut se vivre en équipe », souligne Jean, cadre dans une PME industrielle.

L’enjeu a donc été de faire la connaissance des 9 équipes et 80 membres de leur secteur. « Mettre un visage sur des noms, comprendre les personnes qui composent le MCC, pour mieux appeler, à notre tour, à la prise de responsabilité, tout cela facilite la vie du secteur et de la région » explique Caroline, qui a repris une activité professionnelle de DAF/RH au sein d’une société d’imagerie médicale.

« Qu’il y ait un engagement de chacun dans la vie du mouvement, c’est important pour le MCC. Mais c’est aussi une immense richesse sur le plan personnel et nous sommes là pour en témoigner ! » affirme avec conviction Jean. Alors que leur mandat s’achève l’an prochain, tous deux ont en ligne de mire le prochain week-end de la région Lorraine (16-17 février), intitulé : « Comment être habité par la joie dans nos responsabilités ? ». Nul doute que Caroline et Jean ont une petite idée sur la question…

Pierre-Olivier Boiton