Jeune mariée et avocate dans un cabinet d’affaires, Carine B. rêvait de partir avec son mari vers d’autres horizons. Pour découvrir une culture différente et mettre ses compétences au service des autres. C’est ainsi qu’est né leur projet de Volontariat de Solidarité Internationale.


Après deux week-end de formation, la Délégation Catholique pour la Coopération m’a proposé de partir au Maroc pour un an. Allais-je accepter un poste de professeur de français au sein du Collège Don Bosco et mon mari un poste d’éducateur sportif et culturel au sein de la même école ? Ces postes et cette destination étaient loin de ce que nous avions imaginé ! Mais après une semaine de réflexion et un échange en équipe MCC, nous avons choisi de ne pas tout maîtriser, de nous laisser porter par l’Esprit et avons accepté ces missions.

dcc2.jpgNotre quotidien à Kénitra était rythmé par la vie de l’école (cours, évaluations, activités parascolaires, fêtes), le partage de repas avec la communauté salésienne, la vie paroissiale (messes, aumônerie des étudiants subsahariens), les rencontres d’autres volontaires, la découverte du Maroc, mais également par les nombreuses invitations de nos collègues et amis marocains.

Au terme de cette année très riche, nous avons découvert l’islam et la beauté de l’hospitalité marocaine, mais nous avons également compris que disposer des libertés de religion et d’expression est une chance ! Dans ce pays de contrastes, nous avons subi de nombreux chocs culturels, notamment dans le cadre professionnel. Nous avons à notre tour bousculé une de nos élèves, lorsque Vincent lui a avoué qu’il s’était coupé le doigt… en cuisinant, ce qui est difficilement imaginable dans un pays où la cuisine est un espace réservé aux seules femmes ! Nous nous sommes enfin beaucoup attachés à nos élèves, qui reflètent ce que sera le Maroc de demain. Nous leur souhaitons de pouvoir vivre leurs rêves, dans leur magnifique pays !

Carine B., membre d’équipe JP de Lyon

Pour en savoir plus : Devenir volontaire avec la DCC