À Lille, une soirée brassée pour échanger sur le thème « Qu’as-tu fait de ton frère ? »

////À Lille, une soirée brassée pour échanger sur le thème « Qu’as-tu fait de ton frère ? »

Ouverte à toutes les personnes intéressées sur la manière de vivre la solidarité et la fraternité au quotidien, cette soirée du secteur Lille Métropole du 12 avril a débuté par un chaleureux apéro dînatoire suivi d’une présentation du MCC et de divers témoignages d’équipiers sur leur engagement auprès de personnes isolées.


Avant de parler de solidarité, de fraternité ou même d’engagement, Mgr Hérouard, évêque auxiliaire de Lille et principal intervenant de la soirée, a précisé le lien entre la personne et la société. L’homme a besoin des autres, donc de la société, pour réaliser sa destinée. Dans la constitution pastorale Gaudium et Spes du Concile Vatican II, il est rappelé que tous les hommes constituent une seule et même famille, et que nous sommes tous frères. Du rapport entre personne et société existent certaines tensions nées du conflit entre liberté individuelle et vie en société. Pour trouver un équilibre entre la personne et la société, plusieurs principes sont proposés, dont celui de la solidarité. La personne est dépendante de la société et inversement. Par la reconnaissance d’une même origine, d’une même finalité et d’un devoir de réalisation du bien commun, une unité se crée entre les hommes. La visée de cette unité est la communion. L’Église s’oppose ainsi à toute forme d’individualisme et on ne peut pas se désolidariser de son prochain.

Mettre en œuvre la solidarité passe par une solidarité financière mais aussi par un engagement concret au service des autres. La charité ne se contente pas de l’action et de l’observation du résultat. Il est nécessaire de remonter aux causes et de réfléchir à une société en accord avec le projet de Dieu. Aujourd’hui le manque de temps, la diversité des activités et la virtualisation de la société sont des freins à l’engagement mais les conditions idéales n’existent et il ne faut pas viser l’exceptionnel. Le réalisme doit se marier justement à l’audace. Enfin l’engagement n’est pas une « Bonne Action » et peut revêtir un caractère ingrat (échec/satisfaction personnelle). Il intervient dans la construction de soi-même.

Hélène Gravereau, responsable JP de Lille métropole

2018-04-26T07:56:19+00:00