Du 21 au 25 août, au centre spirituel de Penboc’h, une vingtaine de jeunes professionnels (JP) se sont rassemblés, animés du même désir de réinventer le monde (professionnel – mais pas seulement) au regard de l’urgence écologique et de la foi, dans l’esprit de Laudato si’.

Ouvrir l’horizon

« Repenser mon boulot les pieds dans l’eau » : la promesse séduisante du MCC sonnait comme une joyeuse invitation à faire une pause pour mettre son travail en perspective mais aussi son rapport à la nature et aux autres. Le tout dans un cadre ressourçant et inspirant. Les pieds dans l’eau – au sens propre –, pour contempler la beauté de la Création. Promesse tenue !

© Arnaud Le Grignou

Un temps pour discerner ensemble

Comment participer à la transition écologique en tant que jeune actif ? C’est la question qui nous a servi de fil rouge pour explorer ensemble les différents enjeux liés au monde professionnel aujourd’hui : la justice au travail, l’écologie intégrale, le travail comme droit fondamental de l’homme, le travail qui fait grandir, le travail comme souffrance voire aliénation, le travail comme lieu de socialisation…

Les défis qui se présentent aux actifs aujourd’hui sont nombreux. Ils peuvent aussi être décourageants si on les appréhende seul. C’est bien là la force d’une session comme celle de Penboc’h : ouvrir un espace de réflexion collective. La richesse des échanges entre nous fut d’ailleurs à la mesure de celle des parcours de vie de chacun, dévoilés petit à petit, au fil des jours et des temps de partage.

Un temps pour la rencontre

Au-delà de ces réflexions, cette session aura été une magnifique occasion de changer de regard, d’ouvrir l’horizon et de se laisser déplacer. Changer de regard sur sa vie en la relisant à la lumière de la foi. Ouvrir l’horizon par le biais, entre autres, de la dynamique du « Travail qui relie » (initiée par Joanna Macy) : reprendre conscience de notre humanité commune grâce à des petits ateliers (parfois déstabilisants !) alliant le corps et l’esprit. Enfin, se laisser déplacer par l’autre, notamment par les personnes que nous sommes allés rencontrer dans les environs de Penboc’h : David et Anne-Sophie des Graines de Saint-Germain, Régis à la ferme de Trévero, et Max de l’association Optim’Ism. Cette rencontre avec des acteurs locaux de la transition écologique nous a permis de constater, les pieds dans la terre cette fois, que le changement est possible, et qu’il rend libre.

© Arnaud Le Grignou

« Ne vous laissez pas voler votre joie » (pape François)

À l’heure de cueillir les fruits de cette session, je retiendrai essentiellement trois notes d’espérance pour l’avenir. Premièrement, que le collectif est un formidable terreau d’idées et un puissant moteur pour agir. Ensuite, que les jeunes chrétiens (de Penboc’h et d’ailleurs !) sont dans le monde comme un levain qui ne demande qu’à lever. Enfin, pour reprendre les mots de Madeleine Delbrêl, que nous portons en nous « le germe de toutes les transformations nécessaires ». À nous de le faire mûrir !

Lorraine Meurisse

© Arnaud Le Grignou